Sylvain Sayo nous a fait découvrir le ‘Pin Vert’, dont certains se rappelleront sans doute.
Il se
souvient : « Paru de 1966 à 1980, le « Pin Vert »
traitait de sujets divers : vie scolaire, actualité locale et
municipale, histoire communale, vie associative, sport...
Les élèves
menaient leurs enquêtes auprès de la population pour ensuite
rédiger et illustrer leur journal avec l’aide de leur instituteur
jusqu’en 1977, puis grâce aux «Compagnons du Pin Vert»
(association). Des villageois y participaient également en envoyant
leur texte. Chaque numéro était distribué par les élèves tous
les 2 mois et coûtait 1 franc.
Entre 1971 et 1974, je le distribuais de la Poste jusqu’à la sortie
du village. Il y aura en tout 69
numéros, plus un numéro spécial
"Vacances 79" ».
instituteur à Grayan-et-l'Hôpital dans les années 70, consacre
6 pages au récit intitulé « Grayan et le Médoc à travers les âges ».
et nous n’avons pas résisté à l’envie de vous le partager.
Néanmoins, nous nous sommes permis d'amender le texte original
via des notes de bas de page, afin d'ajouter des précisions ou des liens vous permettant d'aller plus loin encore dans la découverte de l'histoire de notre commune. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir
que nous à lire ce texte de 1979.
Épisode 1 :
Les preuves d’une vie à Grayan entre 6000 et 2200 ans avant notre Ère
Le territoire de notre commune a été peuplé dès l'âge néolithique comme en témoignent les vestiges nombreux qui ont été mis au jour sur la zone littorale. Les fouilles et l'érosion de la dune côtière ont, en effet, permis la découverte de pointes de flèches en silex (1) et en bronze, de très nombreux tessons de récipients en céramique souvent décorés (2), des moules à sel ainsi que des pièces romaines et grecques. On a découvert, il y a une vingtaine d’années, à 150m environ du rivage actuel [1979], plusieurs fours où les potiers gaulois faisaient cuire les objets fabriqués avec l'argile de bonne qualité qui se trouve sous la dune du Gurp, mais l'avancée des dunes les a de nouveau ensevelis.
Au cours de l'hiver 1977, la destruction par la mer d'un tumulus gaulois (découvert en 1974), à même la plage, dans la partie nord de l'anse du Gurp, a mis au jour un tombeau collectif3 contenant de nombreux ossements et quelques objets en pierre taillée. Chaque hiver, après les tempêtes qui arrachent des pans entiers de dunes, on peut voir sur la plage des troncs d'arbres à demi calcinés, vestiges de l'antique forêt de chênes qui bordait le rivage situé à l'époque très à l'ouest du rivage actuel. Il semble que le nom de Grayan vienne du mot bas-latin « grava » qui signifiait « la forêt ».
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1-
P. Faugerolles fait sûrement référence ici aux fouilles réalisées
par G. Frugier et J. Roussot-Laroque de 1972 à 1993 sur le site de
la Lède du Gurp qui «présente une stratigraphie s’étendant du
Mésolithique à la fin de l’âge du Fer/début de l’Antiquité»
(citation de Florence Verdin qui reprendra les fouilles en 2014 -
https://journals.openedition.org/adlfi/137634#text )#
2- A lire
aussi cet extrait de ‘Les deux visages du Néolithique ancien
d’Aquitaine’ par Julia Roussot-Laroque - 1997 :
https://books.openedition.org/editionscnrs/1185?lang=fr
Textes parus dans La Grayannaise N°5 - Juillet 2024
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